Pourquoi ne faut-il pas injecter pas la vitamine C en intramusculaire ?
La vitamine C injectable est spécifiquement formulée pour une administration intraveineuse (IV). Elle doit être diluée et perfusée, car :
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Son pH est très acide
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Les solutions injectables de vitamine C ont généralement un pH autour de 5–6, parfois plus bas. Injectée dans un muscle, cette acidité peut entraîner une irritation importante des tissus.
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Sa concentration est trop élevée pour le muscle
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Les préparations IV (ex : 500 mg/ml ou plus) sont hyperosmolaires : le muscle n’est pas capable de “tolérer” ce type de solution sans dégâts.
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Les fabricants indiquent formellement la voie IV uniquement
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Ce n’est pas une simple précaution : c’est lié à des études de tolérance. En dehors de la voie indiquée, il existe un risque accru d’effets indésirables.
Quels sont les risques si on injecte de la vitamine C en intramusculaire ?
1. Douleur intense au point d’injection. L’acidité et l’hypertonicité provoquent une douleur immédiate et durable.
2. Inflammation et irritation musculaire
Peuvent évoluer vers :
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myosite (inflammation du muscle),
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induration,
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nécrose locale dans les cas sévères.
3. Risque élevé d’abcès
Un abcès stérile (non infectieux) ou infectieux peut se former en réaction à l'irritation tissulaire.
4. Risque de nécrose tissulaire
L’hyperosmolarité peut tuer les cellules musculaires → nécrose locale pouvant nécessiter des soins spécialisés.
5. Mauvaise absorption
La vitamine C IM n’offre aucun avantage thérapeutique connu par rapport à la voie IV ou orale, et son absorption IM est imprévisible.
En résumé
La vitamine C injectable est trop acide et trop concentrée pour être administrée en intramusculaire.
L’injection IM comporte un risque réel de douleurs sévères, inflammation, abcès ou nécrose.
PASCORBIN et prise de sang
Il est conseillé d’effectuer deux prises de sangs :
- une avant le traitement de vitamine C PASCORBIN
- une après le traitement
Pour surveiller un traitement de vitamine C intraveineuse à forte dose, les analyses de sang (et parfois d’urine) dépendent surtout de la dose, de la fréquence des perfusions et du contexte médical (fatigue, cancer, carence, médecine fonctionnelle, etc.).
Les principaux contrôles visent surtout les reins, les électrolytes et le risque d’oxalate.
Les examens les plus couramment demandés sont :
Fonction rénale
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créatinine
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urée
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DFG/eGFR
→ essentiel car la vitamine C est éliminée par les reins et peut favoriser des dépôts d’oxalate.
Ionogramme sanguin
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Sodium
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Potassium
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Chlorure
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bicarbonates
→ pour vérifier l’équilibre électrolytique et acido-basique.
Bilan hépatique
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ASAT/ALAT
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phosphatases alcalines
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bilirubine
→ surtout si traitement prolongé ou autre pathologie associée.
NFS (numération formule sanguine)
→ utile pour surveiller l’état général et certaines complications.
Dosage du fer / ferritine
→ la vitamine C augmente l’absorption et la mobilisation du fer ; prudence en cas d’hémochromatose.
Glycémie
→ important car les fortes doses de vitamine C peuvent fausser certaines mesures de glucose (surtout avec certains glucomètres).
Dosage du G6PD (avant de débuter le traitement, pas à chaque contrôle)
→ indispensable avant des perfusions à haute dose pour éviter un risque d’hémolyse chez les personnes déficitaires.
Selon les cas, le médecin peut aussi demander :
Analyse d’urines avec recherche d’oxalates
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calcium, magnésium
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CRP ou marqueurs inflammatoires
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dosage plasmatique de vitamine C (plus rare)
En pratique, pour un suivi standard de perfusions répétées, le minimum souvent surveillé est :
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créatinine + DFG
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ionogramme
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NFS
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ferritine/fer si traitement prolongé
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éventuellement oxalates urinaires.
Est-ce qu'un médecin, en France, peut prescrire le PASCORBIN, vitamine C injectable en intraveineuse ?
Le PASCORBIN est produit et disponible en Allemagne. C'est le produit le plus connu et les plus utilisé par les médecins allemands : 1,2 millions de doses produites par an par le laboratoire PASCOE.
Ce produit n'est pas disponible en pharmacie en France.
En France, un médecin peut effectivement prescrire un médicament comme le PASCORBIN (vitamine C injectable en intraveineuse) même s’il n’a pas d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en France, mais uniquement dans le cadre d’une prescription dite "hors AMM". Voici les conditions et le cadre légal qui s’appliquent :
Conditions de la prescription hors AMM :
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Liberté de prescription : Le médecin dispose d’une liberté de prescription, y compris hors AMM, à condition que cette prescription soit justifiée par l’état du patient et s’appuie sur des données scientifiques actualisées. Cette liberté est encadrée par le Code de la santé publique et les règles déontologiques.
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Exceptionnalité et justification : La prescription hors AMM doit rester exceptionnelle et être motivée par l’absence d’alternative thérapeutique adaptée, ou par des données scientifiques récentes non encore intégrées dans l’AMM.
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Le médecin peut prescrire le PASCORBIN pour procéder à une étude médicale avec suivi des résultats sanguins du patient.
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Responsabilité médicale : Le médecin engage sa responsabilité et doit informer le patient des risques potentiels, de l’absence d’AMM pour cette indication, et obtenir son consentement éclairé.
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Traçabilité : La prescription doit être clairement mentionnée dans le dossier médical du patient, avec la justification de ce choix.
Cas du PASCORBIN
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Le PASCORBIN est disponible dans d’autres pays européens (comme l’Allemagne) et peut être importé en France sous certaines conditions, notamment via une prescription médicale nominative et une préparation en pharmacie hospitalière ou spécialisée.
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Le médecin doit évaluer le rapport bénéfice/risque pour le patient, en l’absence de données officielles d’AMM française.
En pratique
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Le patient peut demander à son médecin de lui prescrire le PASCORBIN.
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Si le médecin estime que le PASCORBIN est nécessaire dans votre cas, il peut le prescrire hors AMM, mais il doit vous expliquer les raisons de ce choix, les alternatives possibles, les éventuels risques et l'indiquer dans le dossier médical du patient.
En résumé :
1. Se rendre chez son médecin traitant avec la notice du PASCORBIN : https://www.vitaminecinjection.com/pascorbin-fr
2. Demander au médecin une prescription pour un traitement au PASCORBIN : pour les dosages, se reporter à la page TRAITEMENT https://www.vitaminecinjection.com/traitement
3. Demander au médecin une ordonnance pour un contrôle sanguin AVANT et un contrôle sanguin APRÈS le traitement.
3. Commander le PASCORBIN sur le site internet www.vitaminecinjection.com
4. Faire appel à une infirmière pour l'injection intraveineuse.
https://affairesjuridiques.aphp.fr/.../fiche-pratique-la.../
https://www.ordre.pharmacien.fr/.../la-prescription-et...
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